Bois carboniséLa cause principale de la mortalité en cas de feu est due à l’inhalation de la fumée dégagée par la combustion des éléments des pièces (meubles, rideaux et autres). Ce qui détermine le temps d’évacuation est la quantité de fumée et de gaz toxiques, et la vitesse de propagation des flammes, soit des facteurs dépendants des propriétés des matériaux internes.

Le bois est un matériau combustible certes, mais il brûle très lentement et conserve sa force structurale tout aussi longtemps. En fait, la surface du bois va se carboniser, ce qui va protéger le bois sous-jacent. Ainsi, les charpentes en bois d’œuvre seront très résistantes, il est même possible de réutiliser les pièces de bois de plusieurs bâtiments ayant brûlés. En comparaison, l’acier ramolli et tord sous l’effet de la chaleur, ce qui affecte la structure et augmente les risques d’effondrement. Pour les ossatures légères (en bois ou non), il est nécessaire selon les normes canadiennes de couvrir la structure d’un matériau ininflammable comme le plâtre pour augmenter la résistance de celle-ci au feu.

poutres de bois vs acier après feu

Décombres d’un bâtiment après un feu. La poutre en bois soutient les poutres d’acier qui ont plié.

Graphique : résistance au feu

L’acier pert 50 % de sa résistance après 18 minutes tandis qu’il en prend 52 minutes au bois.

Plus le bâtiment à construire est grand ou haut, plus il s’ajoutera des normes de protection pour ralentir la propagation du feu et de la fumée. Parmi ces normes, il y a des murs coupe-feu, des registres coupe-feu, des extincteurs, des gicleurs, etc.

Structure de bois d’oeuvre à l’usine Cascades groupe tissu

Structure à ossature légère – Usine de La Charpenterie

Pour en savoir plus :
Sécurité incendie