Habitat fauniqueLes habitats fauniques se définissent comme des territoires contenant tous les éléments nécessaires à la survie et la reproduction d’une espèce animale. Au Québec, on reconnait un certain nombre d’habitats fauniques par décret gouvernemental. Il s’agit par exemple d’aires de confinement du cerf de Virginie, de héronnières, d’aires de concentration d’oiseaux aquatiques, de l’habitat du rat musqué ou de falaises habitées par une colonie d’oiseaux.

En territoire public, l’identification d’un habitat faunique entraîne l’application de modalités particulières lors des activités diverses (comme l’aménagement forestier) dans le but de maintenir les attributs de l’habitat.

En territoire privé, aucune obligation ou protection n’est rattachée aux habitats fauniques désignés. Toutefois, les informations relatives aux habitats fauniques recensés sont transmises aux MRC et ces dernières peuvent les identifier dans leur schéma d’aménagement et de développement et y appliquer certaines modalités de protection.

La protection de l’habitat du poisson est l’exception à cette règle, puisqu’il est protégé en territoire privé en vertu de la Loi fédérale sur les pêches. En effet, les « activités susceptibles d’avoir une incidence sur la durabilité et la productivité des pêches commerciales, récréatives ou autochtones » sont légiférées par Pêches et Océans Canada.

Pour en savoir plus :
Règlement sur les habitats fauniques (La section 1 présente et décrit les 11 habitats fauniques)
Guide d’intégration des habitats fauniques à la planification forestière