germination d'un érable à sucre

Germination d’un érable à sucre

Le mode de reproduction principal des arbres se fait par voie sexuée. Les fleurs fécondées par l’intermédiaire des agents de pollinisation (insectes, oiseaux, mammifères, vent, pluie…) vont produire des graines qui seront dispersées. La germination des semences varie selon les espèces, quoique toute semence ait besoin d’humidité et de chaleur pour germer. Certaines semences peuvent germer immédiatement après leur libération alors que d’autres ont besoin d’un temps de repos au sol, dans la litière, en surface ou dans des conditions humides et fraiches avant de germer. Certaines semences ont même besoin de geler avant de germer; le gel fragilise l’enveloppe de la graine et permet à la plantule de sortir.

Les arbres peuvent aussi se reproduire par voie asexuée, qui est la production d’un nouvel individu à partir de tissus autres que les tissus reproducteurs (tiges, racines, branches, etc.). Ce mode de reproduction produit une nouvelle plante génétiquement identique à la plante mère, c’est-à-dire un clone. Parmi ce mode, on observe les rejets de souche (chez l’érable rouge par exemple), les drageons racinaires, les boutures naturelles et les marcottes (chez l’épinette noire par exemple).

Rejet de souche

Rejet de souche

Le drageonnement, soit de nouveaux individus qui croissent à partir des racines d’une plante mère, est fréquent chez certains arbres du Québec comme le peuplier faux-tremble. Ce mode de reproduction a pour avantage de faciliter l’implantation du nouvel arbre, car ce dernier se nourrit par l’intermédiaire de la plante mère. Néanmoins, ce mode présente divers inconvénients comme une limite de dispersion importante et un manque de diversité génétique. Une grande diversité génétique dans la population permet en général à un groupe d’individus d’être plus résistant aux perturbations de l’environnement. En effet, plus il y a d’individus différents, plus il y aura de chance qu’un de ces individus survive à une perturbation donnée et assure la survie de l’espèce.