Les milieux humides sont des habitats de transition entre le milieu aquatique et la terre ferme. Ils sont saturés en eau ou inondés sur une période suffisamment longue pour que les caractéristiques du site, nature du sol et composition de la végétation, s’en trouvent changées. Ces milieux font partie intégrante de notre environnement. Ils sont divisés en quatre types principaux (étang, marais, marécage et tourbière) et recouvrent environ 10 % du territoire québécois.

Étang Marais
Étang : une étendue d’eau libre et stagnante, avec ou sans lien avec les cours d’eau adjacents Marais : milieu dominé par les herbacées ou des plantes aquatiques
Marécage Tourbière
Marécage : milieu dominé par de la végétation ligneuse (arbres ou arbustes) avec une eau stagnante riche en minéraux Tourbière : environnement acide, pauvre, mal drainé où la matière organique s’accumule plus rapidement qu’elle ne se décompose

Les milieux humides ont été perçus longtemps comme des terres inutilisables. Aujourd’hui, nous reconnaissons qu’ils nous offrent d’importants biens et services écologiques.

  • Ils font office d’éponge géante en absorbant de grandes quantités d’eau. Ainsi, ils nous protègent des inondations en absorbant les excès d’eau et nous alimentent en eau en libérant l’eau accumulée en période de sécheresse.
  • Ils réduisent le débit de l’eau et atténuent l’érosion des sols.
  • Ils filtrent l’eau en absorbant les produits chimiques, les nutriments, les sédiments et les impuretés.
  • Ils sont des milieux très productifs qui supportent une grande flore et faune.
  • Ce sont des lieux appréciés pour la récréation et les activités d’éducation.
  • Ils contribuent à la qualité des paysages et à la culture régionale.

Pour en savoir plus :
Identification et délimitation des milieux humides du Québec méridional
Les milieux humides et l’autorisation environnementale
Routes d’accès et milieux humides : guide sur la planification, la construction et l’entreptien